Notre commune est traversée, de Glons à Eben-Emaël, par deux nationales : la N618 et la N619. Ces voiries font partie du réseau routier régional wallon qui est géré par la Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments (DGO1) au sein de l’administration régionale wallonne, soit le Service Public Wallonie (SPW). Elles font également partie du réseau de transport exceptionnel.

La vitesse pratiquée par un certain nombre d’automobilistes qui fréquentent chaque jour ces routes pose question. Ce problème demeure depuis des années et n’a, visiblement, fait l’objet d’aucune proposition de la part de la majorité cdH en place depuis plusieurs décennies. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’étudier ce dossier à tête reposée.

Vous trouverez, ici, mes propositions sur le sujet défendues lors du conseil communal de mai 2018 et ci-après, l’explication sous la forme de vidéo.

Résultats du vote

Voici le communiqué de presse publié sur ma page Facebook à ce sujet.

« Hier soir, c’était donc conseil communal. J’y ai comme promis défendu nos propositions pour solutionner la question de la vitesse et du manque de passages pour piétons sur la grand route de Bassenge. Il s’agissait, pour rappel, d’une demande récurrente des habitants. Des habitants qui, comme nous, constatent que rien ne bouge à ce niveau depuis des années.

Je rappelle que ces propositions ne sortent pas de nulle part : elles s’appuient sur un travail d’étude approfondi et sérieux réalisé avec les experts du secteur et sur la base de documents officiels de la région wallonne. Dès lors, sur le plan technique, nos propositions étaient incassables et à mon sens, sans doute les seules à mettre en œuvre pour avancer dans ce dossier. Du moins, j’attendais des autres partis qu’ils puissent, eux aussi, identifier d’autres éventuelles solutions afin d’avancer, ensemble, sur ce dossier.

Au lieu d’entrer dans un dialogue constructif, j’ai assisté hier à une véritable levée de boucliers agressive au possible contre nos propositions. Cette levée de boucliers était bien organisée entre ECOLO et le CDH (même situation que pour la route provinciale à Glons). Je vous explique.

D’abord, le conseiller ECOLO qui, pour rappel, vote systématiquement tous les dossiers du CDH alors qu’il est dans l’opposition (cherchez l’erreur ou comprenez l’intérêt qu’il a au vu des élections qui arrivent), a pris la parole. Il a lu un texte pendant 5 min. Et pendant ces 5 minutes, à part critiquer de façon agressive notre proposition, je n’ai, ai-je été inattentif, entendu aucune autre contre-proposition concrète qui permettrait d’avancer sur le dossier. Ce qu’il faut, selon lui, c’est avoir « une réflexion globale » sur le sujet et non faire des « propositions simples » qui ne « solutionneront rien ». Notre cher conseiller ECOLO est donc plus malin que les experts des routes de la DGO1 et estime que les « proposition simples » qui se retrouvent dans les documents officiels de la région wallonne ne solutionneront pas le problème. On prend acte.

Et puis, le Bourgmestre a pris la parole pour abonder dans le sens du conseiller ECOLO avec, comme à son habitude, une montée de ton pour sans doute impressionner l’audience. Une bonne vieille technique qui lui est chère et qui ne marche pas toujours face à quelqu’un qui maitrise son dossier. Même constat : aucune contre-proposition constructive. Il est, lui aussi, dans la réflexion. Il l’est d’ailleurs depuis 2006, moment où il a pris ses fonctions de Bourgmestre. Une réflexion qui n’a, en 12 ans de mandat, menée sur aucune  action concrète permettant de solutionner le problème de vitesse et du manque de traversées piétonnes sur la grand route.

Quand vous êtes, mesdames et messieurs, face à 13 ou 14 conseillers qui se soutiennent les uns les autres pour ne pas soutenir votre proposition parce que leur intérêt politique est plus important que l’intérêt des citoyens (il fallait en effet à tout prix tenter de casser notre proposition : si on la votait, on aurait pu dire que le PS a réglé l’un des plus gros problèmes de la commune !), cela ne sert à rien d’insister. J’ai simplement conclu, lorsque mon tour est arrivé, qu’ECOLO et le CDH sont depuis 30 ans dans la réflexion. Une réflexion qui n’a, au grand jamais, solutionné les enjeux identifiés dans le dossier. Nous sommes, quant à nous, dans l’action et avons tenu notre parole : celle de rencontrer les experts du secteur. Celle d’identifier des pistes de solution. Celle de défendre celles-ci au conseil communal.

Voici le résultat du vote :

Ont voté POUR : Christopher Sortino (PS), René Deckers (PS)

Ont voté CONTRE : Michel Malherbe (Ecolo), Marie-Ange Simon (CDH), Josly Piette (CDH), Valérie Hiance (CDH), Julien Bruninx (CDH), Philippe Knapen (CDH), Paul Sleypenn (CDH), Philippe Defraigne (CDH), Josée Vincken Sanson (CDH), Alex Marx (CDH), Myrielle Combain (CDH), Fabienne Hossay (CDH), Catherine Thomassen (MR) et Bénédicte Bodson (PS), cette dernière ayant, une fois de plus, voté contre la décision prise par son propre groupe politique et agissant ainsi de façon isolée.

Veuillez noter que ni la conseillère PS, ni la conseillère MR ont défendu leur position sur le dossier. Elles se sont simplement contentées de voter contre. Les citoyens qui les ont soutenu aux élections et qui habitent sur la grand route et moi-même d’ailleurs aurions sans doute aimé connaitre leur avis ou leurs arguments sur le dossier pour justifier un tel vote : il n’en sera rien.

Bref : même topo que pour le dossier route provinciale. Même rapport de force. Un rapport de force instauré par les citoyens aux élections de 2012 et dont les cartes seront rebattues le 14 octobre prochain.

Nous arrivons donc dans une période cruciale. A cette occasion, ils vont être nombreux à vous promettre monts et merveilles. Il nous tient à cœur, dans ce cadre, de communiquer le nom des élus et leur position sur certains votes importants afin que ceux-ci puissent assumer leurs responsabilités. Il n’y a rien de problématique là-dedans, contrairement à ce que j’ai pu lire çà et là : ce n’est jamais qu’un copié-collé du procès-verbal du conseil communal qui est, pour rappel, public et sur le site de la commune… Ainsi, quand ils viendront vous dire de ne pas les oublier le 14 octobre prochain, vous connaitrez leur position sur certains dossiers sensibles et pourrez, dans ce cadre, décider ou pas de les soutenir : c’est votre choix.

Quant à nous, nous continuerons de déposer des dossiers sur la table du conseil communal jusqu’à la fin. Comme nous le faisons depuis 6 ans en tant qu’élus et ce, indépendamment de la campagne électorale qui s’annonce. Pourquoi en effet promettre aux citoyens différentes choses quand on dispose, en tant qu’élu, d’un droit de passer à l’action en les proposant au conseil ? Entre promettre et agir, nous avons, depuis 6 ans, fait le choix d’agir. Nous maintiendrons le cap jusqu’à la fin de la présente législature. »