L’explication ci-après est volontairement vulgarisée afin de faciliter la compréhension de tous.

La commune est gérée par des représentants politiques élus tous les 6 ans aux élections communales.

Le Conseil Communal de Bassenge compte 19 sièges. Il y a donc 19 places à pourvoir lors des élections. Cela signifie que les 19 candidats qui font le plus de voix siègeront au sein du Conseil Communal.

Suite aux élections de 2012, le Conseil Communal de Bassenge se compose de 13 conseillers CDH, 4 conseillers PS, 1 conseiller Ecolo et 1 conseiller MR.

Le Conseil Communal est le parlement de la commune (pouvoir législatif). Il se réunit environ 10 fois par an et est chargé d’avaliser les décisions importantes. Celles-ci sont prises à la majorité des voix. Comme le cdH dispose de 13 sièges sur 19, il a, à lui seul, cette majorité. Cela signifie qu’il ne doit pas négocier avec les autres partis pour prendre une décision.

Comme il est difficile de gérer une commune avec 19 conseillers qui se réunissent 10 fois par an, le Conseil Communal désigne, en son sein, 5 échevins et un Bourgmestre qui vont, ensemble, s’occuper de la gestion quotidienne de la commune. Il s’agit généralement des candidats qui ont fait le plus de voix aux élections. Les échevins et le Bourgmestre constituent, ensemble, le Collège Communal, soit le gouvernement de la commune (pouvoir exécutif). Celui-ci se réunit, en général, une fois par semaine.

Chaque membre du Collège a ses propres compétences et travaille sur celles-ci durant la semaine. Ainsi, nous avons, par exemple, un échevin des finances ou encore, un échevin de l’urbanisme. Tous les échevins sont, chez nous et au vu du résultat des élections de 2012, membres du cdH. Cela signifie que la gestion quotidienne de la commune est exclusivement assurée par ce parti, seul aux commandes. Les autres (PS, ECOLO et MR) ne participent donc pas à la gestion quotidienne de la commune.

Pour réaliser ses missions, l’échevin peut compter sur l’administration communale de Bassenge. Celle-ci est composée de plusieurs dizaines de fonctionnaires qui travaillent, chaque jour, au sein de services différents (service travaux, urbanisme, population, etc.).

L’administration communale est dirigée par un Directeur Général qui coordonne les différents services afin d’exécuter les décisions prises par le Collège Communal.

Nous touchons ici un point important : le Collège Communal du Bourgmestre et des échevins décide. L’administration exécute ensuite ces décisions (mise en œuvre), qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Le pouvoir de décider appartient donc au Collège Communal qui est, on le rappelle encore, exclusivement cdH à Bassenge.

Que fait dès lors un conseiller communal dans ce système ?

Il siège, on l’a dit, environ 10 fois par an au Conseil Communal. Dans ce cadre, il a le droit :

  • De poser des questions aux membres du Collège Communal ;
  • De soumettre au vote du Conseil Communal des propositions ;
  • De consulter tous les documents qui concernent la gestion de la commune de Bassenge (on ne peut rien lui cacher).

On notera que lorsqu’un conseiller communal souhaite déposer un dossier sur la table du conseil communal, il ne dispose ni de personnel, ni de moyens financiers pour instruire son dossier, contrairement à l’échevin. Il agit donc comme n’importe quel citoyen qui souhaite présenter un dossier : il réfléchit, se documente avec les moyens du bord et ensuite, rédige son projet avant de le soumettre au vote.

Sur le plan de la rémunération, un conseiller communal bassengeois touche un jeton de présence d’une cinquantaine d’euros brut par séance de Conseil Communal. Comme il y’a entre 10 à 12 séances par année, cela donne environ 550 euros brut par an, soit 45,83€/brut par mois. Après déduction fiscale et versement d’une quote part au parti, il ne reste plus grande chose. Les dizaines d’heures de travail, de réunions, d’écoute citoyenne ou encore, de présence à divers événements locaux sont donc, à peu de choses près, prestées en tant que bénévole.

Le Bourgmestre de Bassenge gagne quant à lui 4.460€/brut par mois, contre 2.676€ brut par mois pour un échevin. Ces montants n’intègrent pas les rémunérations qui proviennent des différents mandats dérivés (intercommunales, asbl locales, etc.). L’actualité nous a appris que certains de ces mandats pouvaient être très bien rémunérés. D’autres sont prestés à titre gratuit.

La commune de Bassenge : une entreprise publique un peu particulière

La commune de Bassenge peut être comparée à une entreprise.

Elle dispose de son propre personnel : une soixantaine de fonctionnaires communaux (administration communale).

Elle est gérée par plusieurs dirigeants qui sont rémunérés par tous les habitants de la commune pour que l’entreprise puisse assurer ses missions : au minimum, la délivrance des services publics de base (entretien de la commune, délivrance de carte d’identité, etc.). Et puis, si les dirigeants sont bons, bien plus : création d’infrastructures sportives, culturelles et éducatives ; création de plaines de jeux et d’espaces verts ; création d’emplois ; rénovation des routes ou encore, pour ne citer que ces exemples, amélioration de la mobilité.

Le choix de la désignation des dirigeants de l’entreprise est donc crucial si les citoyens attendent de cette entreprise la réalisation d’objectifs ambitieux, ce qu’ils sont d’ailleurs en droit d’attendre au vu du montant des taxes qu’ils paient chaque année.

Ce choix revient, tous les 6 ans, aux habitants de la commune qui se prononcent par le biais des élections communales.

Chaque bassengeois dispose d’une voix pour élire les 19 membres de l’assemblée générale de l’entreprise (le Conseil Communal).

Cette assemblée générale se réunit environ 10 fois par an pour traiter les sujets les plus importants (voter le budget de l’entreprise, décider les grandes orientations, etc.).

La gestion quotidienne de l’entreprise est quant à elle assurée par un Conseil d’Administration (le Collège Communal).

Ce Conseil d’Administration prend les décisions selon ses convictions, son idéologie mais aussi et surtout, selon ses compétences. Celles-ci sont ensuite exécutées par le personnel de l’entreprise (les fonctionnaires), le tout sous la coordination du Directeur Général.

Conclusion ?

Lors des élections communales, la plupart des citoyens votent, souvent, pour quelqu’un qu’ils connaissent. Ils votent pour « la personne », comme on dit et non pour un parti, une idéologie ou un programme. Ils votent pour cette personne souvent parce qu’il ou elle est sympathique ou populaire, indépendamment de ses qualifications. Et puis un jour, les citoyens s’étonnent que rien ne bouge dans leur commune ou que celle-ci est mal gérée malgré le fait qu’ils paient, de leur côté, des taxes non négligeables.

La gestion d’une entreprise comme la commune de Bassenge ne s’improvise pas.  Si on veut proposer aux habitants des projets ambitieux qui vont au-delà de la mise en œuvre basique des missions de service public, le ou les profils qui s’y attellent doivent être compétents et/ou motivés. En effet, un profil motivé pourra faire la différence là ou ceux qui sont ancrés dans leurs habitudes se féliciteront d’avoir accompli la base. Tout peut s’apprendre, y compris la gestion d’une commune, à partir du moment ou le candidat est disposé à se donner les moyens d’être bon dans son travail (formation, investissement personnel, etc.).

La diversité des candidats d’une liste est par ailleurs une force : chacun, avec son expérience, son vécu ou son réseau peut jouer un rôle déterminant dans la bonne gestion d’une commune. 

En conclusion, le message que je souhaite faire passer est le suivant : renseignez-vous sur les candidats. Prenez la peine de les rencontrer, d’écouter leur histoire et leurs propositions pour relever les défis de demain. Notre démocratie locale a beaucoup à y gagner.